Accueil Ardi Rhône-Alpes Santé
Rechercher*
*recherche sur le titre des articles

ARDI Rhône-Alpes Santé

Interview de Messieurs Didier MOUTON, Président, et Sébastien ROUVREAU, Directeur général, de SURGICAL IOC

Agrandir le texte
Diminuer le texte
Imprimer l'article
Envoyer l'article
Pouvez-vous préciser l’activité de SURGICAL IOC ? SURGICAL IOC est un fabricant de dispositifs médicaux implantables. La société conçoit, fabrique et commercialise des implants pour la chirurgie digestive et la chirurgie de l’obésité. Nous nous positionnons sur deux gammes : - les implants de renfort de paroi, lesquels représentent l’activité principale de l’entreprise, - les implants pour la chirurgie de l’obésité. Nous proposons quatre anneaux qui permettent aux chirurgiens de choisir leur produit en fonction de la technique opératoire employée. Sur quel marché vous positionnez-vous ? Quelle est la particularité de votre offre de service par rapport à vos concurrents ? Sur un marché fortement concurrentiel et dominé par des « majors » américains, nous sommes quasiment les seuls à proposer une gamme complète et globale pour la chirurgie digestive, et plus spécifiquement le traitement des hernies et l’obésité morbide. Tous nos produits ont été évalués ou sont en cours d’évaluation par la CEPP et aujourd’hui deux de nos dispositifs sont inscrits en nom de marque et deux autres devraient l’être d’ici à fin 2007. Quelles sont les technologies clés que vous développez ? Quelle est votre politique de propriété industrielle ? Nos savoir-faires englobent de nombreuses compétences : de la maîtrise de l’enduction à la mise en forme de divers matériaux. Nous nous appuyons sur une équipe de R&D de trois ingénieurs et d’un responsable d’études cliniques. Nous avons un programme permanent de développement de deux à trois produits par an. Les études cliniques sont intégrées dès le démarrage du projet. La propriété intellectuelle a toujours été une priorité que cela soit pour le dépôt de brevets, de modèles ou les noms de marque, et est partie intégrante du processus de conception. Nous sollicitons des cabinets privés régionaux et nous consacrons un budget annuel important à la PI. SURGICAL IOC a été récompensée de ses efforts, en 2006, par deux trophées de l’INPI (un national et un autre régional). Quel a été votre parcours professionnel avant de créer SURGICAL IOC ? Je suis issu d’une Ecole Supérieure de Commerce et j’ai plus de 14 ans d’expérience dans les dispositifs médicaux en tant que responsable régional d’un groupe américain. Sébastien ROUVREAU est ingénieur chimiste de formation et a travaillé près de 10 ans dans la conception et la fabrication de dispositifs implantables au sein de la filiale française d’un groupe américain. La complémentarité de nos parcours est l’une des forces de la société. Pouvez-vous résumer les conditions de la création de SURGICAL IOC en 2004 ? SURGICAL IOC a été créée en 2004 et est le résultat de la fusion de deux entités : Surgical Diffusion, créée en 1993, et dont l’activité était le négoce d’implants pariétaux, et la société IOC (création en 2001) spécialisée dans la conception d’implants pour le traitement de l’obésité. En 2004, s’est effectué le regroupement des deux sociétés pour donner naissance à SURGICAL IOC. De quels financements avez-vous bénéficié ? Quel a été l’apport de la région Rhône-Alpes ? Quels sont vos besoins à venir ? La création de la société étant le résultat du rapprochement de deux structures déjà existantes, nous n’avons pas bénéficié d’aides à la création d’entreprise. Par contre, nous avons fait ou faisons appel aux aides régionales pour nous aider dans notre politique de R&D. Ainsi, nous sommes soutenus par OSEO via des subventions, aides remboursables, aides au recrutement, fonds FEDER… L’entreprise souhaitant renforcer sa présence à l’international, les futurs besoins (aides, informations) s’orientent aussi dans ce sens. Où êtes-vous installés et pourquoi ce choix ? Quels sont les atouts de la région Rhône-Alpes selon vous (science, acteurs, actions locales comme l’action collective qualité…) ? Nous sommes installés à Saint-Etienne. Cette localisation est due à mes origines stéphanoises. Le développement de la société nous amène à agrandir nos locaux et nous avons un projet de déménagement pour le second semestre 2008, toujours dans l’agglomération stéphanoise mais du côté d’Andrézieux-Bouthéon. Nous disposerons d’un site industriel en adéquation avec les futurs développements de l’entreprise. La région Rhône-Alpes étant très active dans le domaine des technologies médicales, nous profitons au maximum de cette dynamique et des synergies existant entre Lyon et Saint-Etienne. Il faut noter la richesse des acteurs au service des PME, les nombreuses compétences industrielles et académiques, le dynamisme des pôles de compétitivité… Collaborez-vous avec des entreprises et/ou des laboratoires de recherche publics locaux ? Lesquels ? Nous avons une politique forte de R&D et cela nous conduit à générer des partenariats réguliers avec les structures académiques régionales. A titre d’exemples, nous avons initié des collaborations avec l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, l’Université Claude Bernard Lyon 1, l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon. Nous avons également plusieurs partenariats avec des entreprises de la région ; ces collaborations sont fonction des projets de la société. Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à ceux qui souhaiteraient se lancer dans la création de leur entreprise ? Le secteur des dispositifs est un domaine à fortes contraintes et nous conseillons d’avoir une solide expérience dans le domaine biomédical et de proposer un produit innovant, validé par les autorités de santé et en adéquation avec le marché. Une des étapes clés, à notre avis, est de monter le projet en appréhendant toutes les contraintes réglementaires et celles de l’accès au marché visé. Aujourd’hui, le secteur des dispositifs médicaux voit ses contraintes se rapprocher de celles rencontrées dans le domaine du médicament. Vos objectifs pour 2007 (ressources humaines, levée de fonds,…) ? Notre principal objectif pour 2007 reste le déploiement et le renforcement de notre force commerciale. Nous constatons la difficulté de recruter des personnes en phase avec le profil et la culture de l’entreprise. Nous focalisons ce deuxième semestre 2007 et le début 2008 sur l’accès à de nouveaux marchés (Brésil, Chine, Maghreb, USA).